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Le PDES et l’Ecole : La débâcle !

Sauf jugement partisan, personne ne peut dire qu’avec le PDES, la question de l’école et de l’éducation se porte mieux. On avance en reculant, pour ne pas dire qu’il n’y a pas d’école au vrai sens du mot. La responsabilité première de cette situation catastrophique des écoles maliennes est à attribuer à l’État du Mali dans sa façon de gérer. De tous les axes de développement du PDES d’ATT, la question de l’école a été reléguée au second plan. Pas parce que les concepteurs du PDES n’en n’ont pas fait mention dans le document, mais parce que ceux qui sont chargés de l’appliquer n’en n’ont pas fait une priorité.

En 2007, le document PDES élaboré réserve à l’éducation veut un "système éducatif performant". Il s’agit, selon les théoriciens, de "développer un partenariat toujours plus accru pour une école apaisée afin de faire de ce secteur un creuset socio-économique en mettant l’accent sur l’enseignement professionnel et de remodeler notre Université pour en faire un moteur d’innovation…"

L’école est le lieu d’acquisition de savoirs et des compétences. Est-ce le PDES a compris ainsi ? En tout cas, dans la pratique, rien n’est sûr. Cela ne surprend pas. Le chef de l’État, lui-même, n’a pas conscient que la formation des ressources humaines de qualité est quelque chose pour le devenir du pays.

D’ailleurs, il a déclaré au cours d’une de ses sorties que le Mali n’a pas besoin d’intellectuelles pour se développer. Ce qu’il faut dire, c’est qu’avec le Mali, made in PDES, l’enseignement et l’éducation sont relégués à l’arrière-plan. On n’hésite pas à injecter de l’argent dans le superflu qui " enrichit" des poches privées au lieu d’aplanir les vrais problèmes.

Aujourd’hui, les maux de l’école malienne sont là, patents : baisse du niveau, insuffisance de manuels scolaires et didactiques, effectifs pléthoriques, manque d’enseignants de qualité… Jamais, au Mali, l’école ne s’est portée aussi mal que sous le PDES d’ATT.

L’école malienne, aux dires d’un ancien inspecteur d’enseignement, suscite plus que jamais des interrogations, voire des inquiétudes. Et de citer la faiblesse de la qualité de l’enseignement, la gestion mal assurée des flux à tous les niveaux, les mauvaises qualité et conditions d’apprentissage. A ce lot s’ajoute le recrutement de toutes sortes de personnes dans l’enseignement.

Pour lui, "si le niveau est trop faible, c’est que les élèves ne reçoivent pas un enseignement de base, donc les formateurs mal formés". Toutes choses qui ont leurs conséquences sur le recrutement des jeunes sur le marché de l’emploi.

A l’extérieur du Mali, l’étudiant où le diplômé malien n’inspire pas confiance. " Il n’y a pas d’école chez vous. On s’amuse avec". Telle est la sentence que rapportent des compatriotes éconduits. Pis, à ses dires, la plupart des étudiants maliens "ne peuvent maintenir le cap la tête haute aux côtés de leurs camarades de la Côte d’Ivoire, du Burkina ou autre Sénégal, Bénin". Pour l’étranger à la quête de ressource humaine qualifiée, on préfère d’autres nationalités que le diplômé malien.

Malgré toutes ses tares, il faut signaler que des efforts sont faits dans la construction d’infrastructures (écoles, Cap, Académie) et la dotation en matériels de certains établissements.

Amadou Sidibé

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Balla Konaré , professeur à la FSJP :« Le PDES traite le thème de l’école de façon dérisoire »

Le PDES, au vu de Balla Konaré, professeur de Droit public international, à la Faculté des sciences juridiques et politique (FSJP) de l’Université de Bamako, n’a aucune vision de l’école malienne. Interview.

Les Echos : sous quel angle, le PDES traite-t-il le thème de l’éducation ?

Balla Konaré : Je puis affirmer que le PDES que d’aucuns qualifient de programme de destruction sociale et économique traite le thème de l’éducation de façon dérisoire. L’éducation est loin d’être une priorité pour les auteurs et les autorités de la République. Pour preuve, les recommandations du forum de 2008 restent lettre morte, ce qui est un mépris pour la volonté populaire exprimée. Il faut surtout signaler que le but de ce forum était selon le discours du Premier ministre tenu quelques jours auparavant de désengager l’État du financement de l’enseignement supérieur tel que voulu par le FMI et la Banque mondiale. Or, l’école doit rester une question exclusive de souveraineté nationale.

Les Echos : Pensez-vous que le PDES peut apporter une solution tangible et durable au problème de l’école minée par des grèves corporatistes et la baisse généralisées des niveaux ?

B. K. : A l’observation, on se rend compte que le PDES est incapable d’apporter une solution durable au problème à cause de la gestion tapageuse et folklorique. Quand on opte pour le pilotage à vue des affaires publiques, on ne peut guère apporter de solution durable. Nous continuons encore à étudier dans des salles de cinéma et dans des bâtiments commerciaux tels Azar Center, Bakaïna et autres. Je vous dis d’ailleurs que la création de l’Université de Ségou est une fuite en avant et un moyen de détourner l’argent du contribuable malien comme cela s’est passé et se passe encore de nos jours dans d’autres types de projet.

Le manque d’enseignants et d’infrastructures dans tous les ordres d’enseignement est un problème réel que le gouvernement est incapable de résoudre malgré les déclarations officielles douteuses. Les grèves d’enseignants et la baisse du niveau des élèves sont liées à l’orientation néo-libérale imposée à nos Etats par le FMI et la Banque mondiale et au manque de volonté politique réelle des autorités de la 3è République à concevoir une école performante.

Les Échos : Quel est, selon vous le problème réel de l’école malienne ?

B. K. : Convenez avec moi que l’école est le fruit de la vision politique globale et par conséquent on ne peut la séparer de la société en général. C’est vous dire que le problème de l’école est un problème sociopolitique lié à l’option néo-libérale imposée d’ailleurs d’une part et d’autre part, à la déliquescence de l’État national.

La crise de l’école n’est que le reflet de la crise sociale globale, qui s’exprime avec une certaine acuité à ce niveau compte tenu de deux facteurs essentiels. D’une part, l’école est un laboratoire de pensées et de réflexions par excellence, d’autre part les enseignants et les étudiants constituent une catégorie sociale très sensible à l’injustice sociale.

Or aujourd’hui, l’injustice sociale est criarde dans notre pays où une couche de politiciens parvenus et de fonctionnaires et commerçants véreux ont accaparé les richesses nationales, à leur profit et à celui des multinationales ici présentes.

Les Echos : la crise actuelle de l’école est-elle un signe prémonitoire de l’échec du PDES ?

Sans aucun doute, mais aussi de la 3è république.

Les Echos : Quelle est votre vision de l’école traitée par le PDES ?

Je répète que le PDES n’a aucune vision de l’école. Les seules références sont le PRODEC et les objectifs du millénaire pour le développement. Le premier, on le sait, est un échec total malgré la manipulation des statistiques et le second est un moyen par les puissances occidentales de compromettre l’indépendance de notre pays.

Propos recueillis Par Abdrahamane Dicko

Micro-trottoir :Des partenaires de l’école se prononcent

Il faut nécessairement reformer l’école malienne. C’est du moins ce qui ressort du micro trottoir ci-dessous.

Badra Sylla (société civile) :

" La situation actuelle de l’école nous dépasse. Si ce n’est pas les enseignants, c’est les étudiants. Au niveau du supérieur, l’Etat s’est laissé faire. Le gouvernement doit prendre des mesures draconiennes contre les syndicats".

Oumar Traoré (syndicaliste) :

" La profession d’enseignement n’est pas noble dans notre pays. L’Etat doit accepter de négocier avec les syndicats afin de mettre les enseignant dans de bonnes conditions. Et, il y aura plus de débrayage".

Moussa Sissoko (parent d’élève) : " Il faut nécessairement reformer l’école malienne, sinon ça ne va pas. Ce qui s’est passé au niveau du supérieur n’est pas du tout normal. Les enseignants devaient revendiquer étant en classe. Mais, les différends syndicats n’ont pas accepté de mettre de l’eau dans leur vain. Il faut que les négociations continuent pour maintenir le cap".

Mariam Sidibé (parent d’élève) : " L’éducation de nos enfants est notre souci majeur. L’Etat et les syndicats doivent tout faire afin que les enfants restent en classe".

Yacouba Koïta (syndicaliste) :

" Le gouvernement sait ce qu’il faut faire pour que l’école soit à la hauteur. En réalité, l’école n’est pas la préoccupation principale des dirigeants"

Propos recueillis par

Sidiki Doumbia

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L’école : L’enfant chéri du PDES

Le système éducatif malien connaît une profonde évolution ces quinze dernières années avec l’augmentation de la scolarisation des enfants. Le taux brut de scolarisation en 2001/2002 était de 64 % (75 % pour les garçons, 54 % pour les filles).

Depuis 2007, le PDES du président de la République a accordé également une place de choix au secteur. Malgré une politique inspirée par le Programme de développement économique et social du président de la République sur la base duquel il a été réélu en 2007 et une implication importante des ONG, le système éducatif malien reste confronté à de nombreuses difficultés : retard dans la scolarisation des filles, manque de moyens (infrastructures, manuels scolaires, personnel) dû notamment aux restrictions budgétaires imposées par les institutions internationales, classes surchargées, abandons fréquents.

Les effectifs du système éducatif malien ont augmenté de 11 % en moyenne sur les sept dernières années, à un rythme nettement plus rapide que la croissance démographique.

Le taux brut de scolarisation (TBS) a plus que doublé sur la dernière décennie. Il est passé de 32 % en 1992-1993 à 67 % en 2002-2003, dans le premier cycle de l’enseignement fondamental. Les salles de classes du secteur public ont augmenté de 140 % sur la période avec une nette accélération à partir de 2001 grâce au Pise (Programme d’investissement sectoriel de l’éducation) et celles du privé ont quasiment décuplé.

Les objectifs fixés par le Pise pour la scolarisation des filles ont été dépassés avec un taux de 59,9 %. Le Mali a, par ailleurs, introduit une forme d’enseignement bilingue : on utilise la langue maternelle dans les classes les plus basses pour transiter graduellement vers le français dans les classes les plus élevées. Au début de l’année scolaire 2002-2003, environ 1250 écoles primaires publiques sur 6087 utilisaient la "pédagogie convergente".

Pour faire face à la demande d’enseignants, le gouvernement malien s’est lancé dans un chantier de construction d’instituts de formation de maîtres (IFM). Aujourd’hui, le pays compte 12 IFM, dont huit ont été construits entre 2001 et 2005 pour plus de 6 milliards de F CFA. Trois autres sont en projet et permettront à l’Etat de faire face aux besoins d’enseignants. Cependant, les investissements dans les infrastructures de l’éducation (salles de classe, bureaux, mobilier...) concernent tous les secteurs de l’enseignement.

Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, le PDES du président de la République a prévu des actions qui ont été initiées en matière de formation continue des cadres et de recyclage des enseignants contractuels. Des résultats encourageants ont été enregistrés avec l’adoption de la politique nationale de formation continue des enseignants du fondamental.

Pour une efficacité du PDES dans le secteur, les départements en charge de l’Education nationale devront initier des actions en vue de cultiver l’excellence à l’école. Un acquis déjà : les écoles fondamentales ont été dotées de 4 millions de livres.

Idrissa Sako

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L’éducation dans le PDES :Le Prodec plagié

Le président de la République n’a raté aucune occasion ces derniers temps pour exprimer ses indignations au sujet de la crise qui secoue notre système éducatif. ATT se vente, de façon paradoxale de la place importante qu’occupe l’éducation dans son Programme de développement économique et social (PDES) sans que cela ne soit réellement visible.

Pour Madani Soumounou enseignant de formation et promoteur d’école privée à Kalabancoura, le volet éducation dans le PDES est une inspiration et un plagia du Programme décennal de développement de l’éducation (Prodec), qui a défini la politique éducative pendant la décennie 2000-2010.

Les deux mandats d’Alpha Oumar Konaré avaient été mis à profit pour élaborer le Prodec. "C’est dans ce cadre qu’on a assisté à la construction massive d’écoles aussi bien dans les villes que dans les campagnes", a rappelé Madani Soumounou. Et d’ajouter que "c’est aussi le Prodec qui a initié la création d’écoles communautaires et suscité la promotion d’écoles privées". A l’époque le slogan : Un village une école, a largement dominé les discours.

Notre interlocuteur est convaincu que l’exécution du Prodec fut une grande avancée du secteur de l’éducation un secteur qu’il considère comme capital dans tout projet de développement humain durable. M. Soumounou pense qu’ATT a, à son arrivée au pouvoir en 2002, trouvé sur place toutes les structures mises en place par le Prodec. Le PDES, croit-il, s’en est largement inspiré du Prodec.

Concrètement, le PDES s’est investi à poursuivre les chantiers du Prodec notamment au niveau de l’enseignement supérieur où plusieurs amphithéâtres ont été construits.

Le PDES revendique aussi la décentralisation de l’Université concrétisée par l’ouverture de l’Université de Ségou prévue pour l’année prochaine. Mais, Madani Soumounou admet que la crise de l’éducation est bien antérieure à l’accession d’ATT à la magistrature suprême. Cependant, il avoue que c’est avec le PDES que l’école a sombré et continue d’être dans un "gouffre" d’où sa conviction d’un bilan négatif de l’éducation dans les deux mandats d’Amadou Toumani Touré.

Amadou Waïgalo

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Éducation et PDES :Le Prodec, ou le développement qualitatif et quantitatif de l’éducation

Avec l’instauration de la III République et l’élection d’Alpha Oumar Konaré, président de la République, l’éducation devient une priorité. Pour booster le taux de scolarisation, le régime définit et adopte le programme décennal de développement de l’éducation (Prodec). Le programme décennal de développement de l’éducation a été validé en 1999 avec la Banque mondiale. Il a pour objectif fondamental de rehausser le taux brut de scolarisation à 95 % au premier cycle de l’enseignement fondamental à l’horizon 2010.

pour atteindre cet objectif, les autorités du pays décline le Prodec en 11 axes que sont : réorienter l’enseignement de sorte qu’il s’adapte à nos besoins, faire en sorte que l’enseignement secondaire général et technique soit plus performant, que le supérieur également soit performant adapté aux besoins prioritaires du pays et surtout avec des coûts maîtrisés.

L’utilisation des langues maternelles parallèlement à celle du français qui demeurait la seule langue usitée, une politique simple du livre et du matériel didactique, c’est-à-dire faire en sorte que chaque élève puisse avoir son livre et son matériel de travail, former davantage les enseignants, nouer un partenariat autour de l’école et procéder à une refondation institutionnelle du système éducatif.

Le dernier axe enfin a été de mettre en œuvre une politique de communication centrée sur le dialogue et la concertation entre tous les partenaires de l’école le tout soutenu par une politique de financement de financement rééquilibrée, rationnelle et s’inscrivant dans la décentralisation.

Le Prodec a obtenu des résultats au niveau quantitatif. Le nombre d’élèves a presque triplé entre 1991/1992 et 2000/2001. Le scolarisation en 2001/2002 était de 64 % (75 % pour les garçons, 54 % pour les filles. Le Prodec a suscité la création des centres d’éducation au développement. Ceux-ci ont été créés au Mali au début des années 1990, dans un premier temps dans la 2e région avant d’être étendus aux autres régions.

Ils accueillent les enfants âgés de 9 à 15 ans non scolarisés afin de leur faire suivre un cycle d’étude de quatre années avec une formation générale (calcul et apprentissage de la lecture et de l’écriture en langue locale dans un premier temps, français à partir de la deuxième année) et formation professionnelle en liaison avec les besoins locaux. Le Mali comptait 202 centres d’éducation pour le développement (CED) en 1994 ; 618 en 2002 et 981 en 2005 accueillant 28 715 apprenants.

Si l’ambition du Prodec a été aussi de donner aux scolaires un enseignement de qualité et aux enseignants de condition meilleurs de travail, il faut reconnaître que cette ambition est loin d’être atteinte eu égard à la persistance de la crise scolaire.

Denis Koné

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Le PDES et l’éducation :Le désespoir

En matière d’éducation, le manque d’inspiration des concepteurs du PDES en dit long sur leur désespoir…

Le PDES du général Amadou Toumani Touré est un document censé brosser un portrait complet des ambitions du candidat de 2007 pour faire du Mali "un pays émergent". Autant les idéologues ont été inspirés en matière d’éducation. La sécheresse des propositions est symptomatique de la désillusion des autorités publiques et surtout de leur découragement. Elles ont abandonné la partie.

Le seul point fort du PDES en matière d’éducation est d’atteindre un taux de scolarisation de 100 % à l’horizon 2012. Il s’agit d’une simple reprise des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En dehors de cet objectif, le PDES s’approprie les réalisations du Programme décennal de l’éducation (Prodec) et du PISE, notamment sa phase II qui fait l’objet d’un financement de 18 milliards de francs CFA.

En dehors de cette énumération, le PDES est conçu pour mettre en exergue l’enseignement technique. Le constat est que le Mali manque cruellement de main d’œuvre qualifiée.

Sur plusieurs chantiers, les entrepreneurs sont obligés de faire recours à des ouvriers étrangers pour pallier la carence de formation des Maliens. Or, l’industrialisation et de la mécanisation de l’agriculture supposent la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée et abondante.

Il y a également des chapitres consacrés à l’éducation préscolaire et maternelle et le PDES ambitionne de faire de l’Université de Bamako, un pôle d’excellence et d’innovation. Cette dernière prétention est certainement à classer dans la catégorie des blagues lourdes. Il n y a tout simplement plus d’universités à Bamako et les étudiants qui en sortent doivent se remettre à Dieu pour convaincre qu’ils ont des connaissances acquises.

En somme, les concepteurs du PDES, les gouvernements, les partis politiques, la société civile et la population ont tous un dénominateur en ce qui concerne l’éducation au Mali : un drame national. On parle souvent de la "baisse de qualité" de l’enseignement, du niveau des enseignants et des enseignants. Ce sont des circonlocutions qui entrent dans le cadre du fameux "mouslaha" malien car, en vérité, le désespoir est complet, total : l’école malienne s’est effondrée.

Des générations entières d’enfants issus de familles sans gros moyens n’auront jamais les chances égales aux autres. En cela au moins, les concepteurs du PDES ont su éviter la démagogie et la prétention.

Ousmane Sow

Les Échos du 30 Juillet 2010.

 

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